PSAVME XXIII
MON Dieu me paist sous sa puissance
haute
C'est mon berger, de rien je n'auray faute.
En tect bien seur,
joignant les beaux herbages,
Coucher me fait, me meine aux clairs
rivages,
Traite ma vie en douceur très humaine,
Et pour son Nom par droits
sentiers me meine.
SI seurement, que quand au val viendroye,
D'ombre
de mort, rien de mal ne craindroye.
Car avec moy tu es à chaque
heure:
Puis ta houlette et conduite m'asseure.
Tu enrichis de vivres
nécessaires
Ma table aux yeux de tous mes adversaires.
TU oings mon
chef d'huiles et senteurs bonnes.
Et jusqu'aux bords pleins tasse me
donnes:
Voire et feras que ceste faveur tienne:
Tant que vivray, compagnie
me tienne:
Si que tousjours de faire ay esperance
En la maison du Seigneur
demeure.
Clément MAROT
Mélodie originale:
Strasbourg,1545
Loys
Bourgeois,1547
Psautier de genève,1551